Cette adresse a fermé. Je laisse cet article en ligne parce qu’il raconte deux ans de déjeuners là-bas, mais n’y allez plus : le B-Boyz n’existe plus. Pour un burger dans le quartier, regardez plutôt mon guide de Montmartre et Pigalle.
À l’abri de la zone ultra touristique du Sacré-Cœur, le quartier Anvers réservait bien des surprises culinaires — à commencer par cette adresse de burgers, pour peu qu’on prenne la peine de marcher quelques minutes à contre-courant de la foule. J’y suis retournée si souvent que cet article rassemble trois visites, étalées sur deux ans.

Un décor années 90 et une petite salle
Dans un esprit années 90 assumé, avec postes radio peints et couvertures de vinyles couvrant les murs, le B-Boyz était un petit établissement où il valait mieux arriver en avance si l’on voulait manger au calme sans trop jouer des coudes avec ses voisins de table.
À la carte le midi : un menu à 13 € avec un burger au choix accompagné de frites, potatoes ou salade, ou des formules à 16,50 et 20 € pour ajouter une entrée et/ou un dessert.

Le B.Boy, sauce au Jack Daniel’s
Pour mon premier test, j’ai tenté le burger B.Boy : un très gros steak charolais, du comté, salade, tomate, cornichon, onion rings et sauce au Jack Daniel’s.
Mention spéciale pour le steak, absolument délicieux et très généreux en quantité. J’ai également beaucoup apprécié les onion rings croustillants, alors que d’habitude je préfère les burgers sans oignons. La sauce au Jack Daniel’s est inhabituelle mais délicieuse.

Deux réserves ce jour-là : le pain aurait gagné à être grillé et tartiné de sauce des deux côtés, pas seulement sur la partie inférieure, et les frites étaient un peu trop fines à mon goût — surtout difficiles à attraper à la fourchette.

Les burgers sans pain, et des frites devenues parfaites
L’adresse est ensuite devenue mon repère pour « le burger hebdomadaire » avec certains collègues de bureau. Les mois passaient et on ne s’en lassait pas — mieux, on aimait de plus en plus les burgers de la semaine.
Sur les frites, je me suis dédite : ce que j’avais reproché la première fois n’était plus du tout d’actualité. Pour avoir retesté un nombre incalculable de fois, elles étaient devenues parfaites, ni trop cuites ni trop molles.

La carte proposait des burgers sans pain, avec des tranches de légumes en remplacement, ou une galette de pomme de terre. Ce jour-là, presque toute la tablée a testé le burger de la semaine : sans pain, à base de reblochon, bacon et galette de pomme de terre. Il a fait l’unanimité — le dérivé de burger parfait pour la saison.

Le Cypres Hill, celui que je n’osais pas commander
Après les burgers classiques au bacon, les cheeseburgers et les burgers sans pain, j’ai testé sur les conseils d’un collègue le Cypres Hill : guacamole, piments jalapeño, cheddar et tortilla.
J’aurais mis plusieurs semaines à me décider, parce que sur le papier le mot « piment » me faisait très peur — je ne supporte pas du tout les choses trop épicées. En fait, c’était juste très bon et pas trop fort.

Très original et très texturé : le steak, le fromage et la tomate comme dans un burger classique, mais relevé par le guacamole et une sauce légèrement pimentée qui pétille sur la langue sans agresser, et par une chips triangulaire type tortilla qui ajoute du croquant. Une explosion de saveurs et de textures, à mon grand étonnement.
Quant aux frites de légumes — betterave, pomme de terre, panais et, je crois, aubergine — c’était original, mais pas forcément moins bourratif.

Ce qu’il en reste
Pour 13 € le midi, on mangeait un vrai bon burger, avec de la très bonne viande et une sauce originale. C’était l’une de mes meilleures adresses du quartier, et l’une des rares où je retournais sans hésiter.
B.Boyz — 5 avenue Trudaine, 75009 Paris. Établissement fermé.
Où manger un burger dans le quartier aujourd’hui
Le quartier Anvers et les Abbesses n’en manquent pas. J’ai aussi testé Le French Burger aux Abbesses, et toutes mes tables du secteur sont réunies dans mon guide de Montmartre et Pigalle.
